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AFRICOMPOST

Le projet Africompost apporte aux villes des pays en développement des solutions durables pour le traitement de leurs déchets en organisant une filière économique de valorisation des ordures ménagères. Le coût de traitement et les impacts négatifs sont réduits.

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La problématique des déchets dans les Pays en développement

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La gestion des ordures ménagères est un immense défi. Les municipalités doivent faire face à des quantités croissantes de déchets avec des moyens financiers limités. Lorsqu’ils sont collectés, ils sont en général enfouis sans précaution à la périphérie. Outre le coût de leur transport, ce stockage crée de fortes nuisances sanitaires et environnementales: insalubrité pour les populations, pollution des nappes phréatiques et émissions de très grandes quantité de méthane qui participe au réchauffement climatique.

 L’enjeu économique des déchets

Collecte, stockage, enfouissement des déchets pèsent sur le budget des villes. C’est pour elles une dépense à fond perdu dont elles n’espèrent tirer aucun bénéfice. Pouvoir assurer une gestion raisonnée de leurs déchets en limitant les coûts est un enjeu d’importance pour les collectivités. Africompost leur apporte des solutions originales et adaptées à leur spécificité.

Déchets et réchauffement climatique

Le stockage des déchets dans des décharges favorise la décomposition anaérobie (c’est-à-dire sans oxygène) des matières organiques. Cela contribue fortement au réchauffement climatique, puisque ce mode de décomposition émet de grandes quantités de méthane, un puissant gaz à effet de serre (GES).  En outre, le transport des déchets est également responsable d’une grande part des émissions de GES des villes. Le secteur des déchets ménagers et du traitement des eaux est le troisième secteur émetteur de méthane avec 23% des émissions de ce gaz dans le monde (source IPCC Working Group 3 Summary for Policy Makers).

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Le compostage

le cycle du compostage

le cycle du compostage

Les 3 unités d’Africompost à Lomé (Togo), Dschang (Cameroun) et Mahajanga (Madagascar) traitent plus de 80% des ordures ménagères qui leur sont confiées. Une fois triées, elles sont mises en tas, régulièrement retournées et aérées pour se transformer naturellement en compost.

Le compost produit a un taux optimal en matière organique ce qui en fait un apport fertilisant pour le sol de grande qualité, répondant aux normes internationales.

Chaque unité de compostage peut traiter environ 8 à 10.000 t de déchets par an ce qui contribue à l’assainissement de la ville et évitera l’émission d’environ 30 000 tonnes équivalent CO2 en dix ans.

 

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Les autres filières de valorisation

La valorisation de la plus grande partie des déchets ménagers est un objectif fort du projet Africompost. Selon les villes où elles sont implantées, les unités de traitement développent des procédés de recyclage des déchets d’agro-industries, du verre, du plastique, ou encore certains déchets environnementaux. Les unités produisent ainsi des combustibles, des enduits muraux, des briques ou des pavés, des engrais et répondent ainsi à la demande locale des consommateurs.

Charbon vert " Briketeco " produit à partir des déchets végétaux (Madacompost)

Charbon vert  » Briketeco  » produit à partir des déchets végétaux (Madacompost)

Combustible bio masse produit à partir de  papier /carton (Madacompost)

Combustible bio masse produit à partir de papier /carton (Madacompost)

Parpaings de construction produits à partir de sacs en plastique  (Madacompost)

Parpaings de construction produits à partir de sacs en plastique (Madacompost)

Un exemple de valorisation des déchets plastiques

A partir de 2004, une unité de compostage de la matière organique des ordures ménagères a été mise en place à Mahajanga. Les ordures collectées comportent une importante proportion de sachets plastiques plus ou moins propres. Aussi, plusieurs réflexions sur les valorisations possibles de ces plastiques ont été menées (recyclage sous forme de résine, utilisation comme combustible, fabrication de pavés à base plastique…)
Aujourd’hui Mahajanga produit de manière industrielle différents types d’éléments de construction à partir des sacs plastiques contenus dans les ordures ménagères. Il s’agit de pavés autobloquants pour un usage piétonnier ou routier, de briques et de parpaings.

Actuellement Madacompost est lancé dans une production industrielle de 100 m² de briques par semaine pour une fabrication de latrines

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Les impacts agricoles et écologiques

Le compost est le principal produit des unités de valorisation de déchets d’Africompost. C’est un bio-fertilisant convenant à toutes les cultures. Il reconstitue durablement le biotope des sols. Il est commercialisé dans les zones agricoles de maraîchage situé généralement aux alentours des villes. Il s’inscrit ainsi dans le développement d’une agriculture de circuit court plus écologique.

Impacts agricoles

Impacts agricoles

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Les impacts écologiques

La production du compost évite que la décomposition non maîtrisée des déchets ménagers n’entraîne l’émission de méthane, massive dans les pays au climat tropical. L’impact environnemental du projet Africompost touche directement les populations. Il contribue à réduire les quantités de déchets en dépôt à ciel ouvert, qui polluent les sols et rendent le milieu insalubre.

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Les impacts sociaux

Développer une industrie de valorisation des déchets signifie la création d’emplois stables pour des populations défavorisées. Le projet offre ainsi un revenu régulier, des droits sociaux, un statut social et un suivi médical à plus de 300 travailleurs, touchant ainsi plus de 2000 personnes. Par ailleurs, la démarche d’Africompost favorise volontairement le travail des femmes.

impacts sociaux

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Les impacts économiques

Africompost est un projet global. Il offre aux collectivités des solutions pour réduire les coûts du traitement des déchets. L’idée de valoriser les déchets donne la possibilité de développer une filière économique en commercialisant du compost et d’autres produits répondant aux besoins des populations. Elle permet également de valoriser des crédits carbone -sur le marché volontaire. Toutes ces raisons inscrivent le projet d’Africompost dans une démarche d’excellence bénéficiant du label Gold Standard qui évalue l’ensemble de ses impacts sociaux, économiques et environnementaux.

Après une première phase d’investissement et d’apprentissage avec les opérateurs locaux de valorisation, l’autonomie de gestion des unités de compostage doit être assurée par le paiement du service de traitement par la collectivité, la vente de compost et d’autres produits recyclés (verre, pavés plastiques…) ainsi que la valorisation des crédits carbone correspondant aux réductions des émissions de gaz à effet de serre des unités.

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Les communes et le projet Africompost

A la suite d’un premier projet développé à Mahajanga (Madagascar), le Consortium (GoodPlanet-Gevalor-ETC Terra) a répliqué l’approche dans 4 autres villes d’Afrique, dont Lomé (Togo) et Dschang (Cameroun). Deux autres sites de compostage, situés a priori en Côte d’Ivoire et à Madagascar, devraient progressivement être intégrés en fonction de leur avancement.

Dans chacun des pays considérés, Gevalor, GoodPlanet et ETC Terra travaillent avec les communes et les organisations de la société civile pour la mise en place d’unités de compostage et de valorisation.

L’unité de compostage s’intègre dans la politique de gestion des déchets définie par la collectivité. Celle-ci assure la collecte des déchets et la mise à disposition des terrains et est propriétaire des installations et des équipements de l’unité de compostage.L’opérateur local (organisation de la société civile ou petite entreprise) gère l’unité de compostage, la sensibilisation auprès de la population et la promotion du compost auprès des agriculteurs.

Analyse des coûts et des bénéfices à Lomé

Il est aujourd’hui urgent pour la ville de Lomé d’ouvrir une nouvelle décharge après la saturation de la première. Plus éloignée des zones de collecte d’ordure des ménages, cette nouvelle décharge augmente fortement les coûts de transport. La ville de Lomé doit choisir entre différents scénarios pour gérer ses coûts de traitement des déchets car c’est l’un des premiers postes budgétaires de la ville.

La plateforme de valorisation mise en place à Lomé traite environ 4000 tonnes de déchets. L’enjeu est aujourd’hui de pérenniser ce centre et  pouvoir le développer afin d’apporter à la ville une solution alternative et écologique pour le traitement de ses ordures.

La valorisation des déchets est à la fois une réponse environnementale satisfaisante et une réponse sociale car elle génère des emplois qualifiés. Elle est aussi techniquement et économiquement bien plus intéressante sur le plan économique. En effet, la plus grande partie des ordures collectées peut être pris en charge par la plateforme. La vente des produits recyclés et la valorisation des crédits carbone en qui en découle permet de récupérer  environ 30% du coût de traitement par tonne. De plus, le tonnage de déchets à enfouir dans la décharge est largement diminué. Cela se traduit par une baisse importante du coût de transport et d’enfouissement pour la commune.

Si la plateforme parvient à autofinancer 30% du coût de traitement par tonne de déchet, les 70% restant doivent être pris en charge par la ville. Malgré cela, la ville économise encore 24% sur les coûts de transport et de mise en décharge.

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La mise en réseaux

Les partenaires d’Africompost mettent en commun leur expérience et la diffusent auprès des acteurs qui cherchent des solutions pour gérer les déchets de leurs villes. La croissance exponentielle du nombre d’habitants et des déchets produits est un immense défi à relever.

Des ateliers de réflexion sont organisés chaque année dans le cadre du réseau Re-Sources dans le but de pouvoir échanger et diffuser les bonnes pratiques de gestion des déchets ménagers. L’objectif est d’informer, promouvoir et convaincre les décideurs publics à participer et à adopter une démarche de valorisation des déchets afin de réduire leurs impacts sociaux sanitaires et environnementaux.

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 Les partenaires du projet

Africompost est un projet mis en œuvre par….

 

Le Consortium GoodPlanet – Gevalor – ETC Terra

GOODPLANET

GoodPlanet est une Fondation de droit français reconnue d’Utilité Publique oeuvrant à la sensibilisation et à l’éducation du public à l’environnement. Good Planet, à travers son programme Action Carbone Solidaire, développe et soutient des projets de type communautaire à forts bénéfices environnementaux, économiques et sociaux.

GVALOR

Gevalor est une association loi 1901 créée en octobre 2004, développant des solutions pour la gestion des déchets adaptées aux conditions des pays en développement. Gevalor appuie ses partenaires locaux dans le développement de leurs projets et dans l’accès à la finance carbone pour leur permettre d’atteindre une autonomie technique et financière.

ETCTERRA

ETC Terra est une association loi 1901, créée en avril 2012, mettant en oeuvre des projets qui concilient dynamisme économique et préservation du capital naturel dans les territoires des pays du Sud. Depuis juillet 2012, ETC Terra intervient pour le compte de GoodPlanet dans les activités de coordination d’Africompost, la capitalisation, l’appui et l’expertise technique.

Partenaire locaux

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Partenaires financier

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