Impacts économiques

Africompost est un projet global. Il offre aux collectivités des solutions pour réduire les coûts du traitement des déchets. L’idée de valoriser les déchets donne la possibilité de développer une filière économique en commercialisant du compost et d’autres produits répondant aux besoins des populations. Elle permet également de valoriser des crédits carbone sur le marché volontaire. Toutes ces raisons inscrivent le projet Africompost dans une démarche d’excellence bénéficiant du label Gold Standard qui évalue l’ensemble de ses impacts sociaux, économiques et environnementaux.
Après une première phase d’investissement et d’apprentissage avec les opérateurs locaux de valorisation, l’autonomie de gestion des unités de compostage doit être assurée par le paiement du service de traitement par la collectivité, la vente de compost et d’autres produits recyclés (verre, pavés plastiques…) ainsi que la valorisation des crédits carbone correspondant aux réductions des émissions de gaz à effet de serre des unités.

(Exemple à Lomé)

Les communes et le projet Africompost

Production du compost organique à Dschang

Production du compost organique à Dschang

A la suite d’un premier projet développé à Mahajanga (Madagascar), le Consortium (GoodPlanet-Gevalor-ETC Terra) a répliqué l’approche dans 4 autres villes d’Afrique, dont Lomé (Togo) et Dschang (Cameroun). Deux autres sites de compostage, situés a priori en Côte d’Ivoire et à Madagascar, devraient progressivement être intégrés en fonction de leur avancement.

Dans chacun des pays considérés, Gevalor, GoodPlanet et ETC Terra travaillent avec les communes et les organisations de la société civile pour la mise en place d’unités de compostage et de valorisation.

L’unité de compostage s’intègre dans la politique de gestion des déchets définie par la collectivité. Celle-ci assure la collecte des déchets et la mise à disposition des terrains et est propriétaire des installations et des équipements de l’unité de compostage.L’opérateur local (organisation de la société civile ou petite entreprise) gère l’unité de compostage, la sensibilisation auprès de la population et la promotion du compost auprès des agriculteurs.

Analyse des coûts et des bénéfices à Lomé

Il est aujourd’hui urgent pour la ville de Lomé d’ouvrir une nouvelle décharge après la saturation de la première. Plus éloignée des zones de collecte d’ordure des ménages, cette nouvelle décharge augmente fortement les coûts de transport. La ville de Lomé doit choisir entre différents scénarios pour gérer ses coûts de traitement des déchets car c’est l’un des premiers postes budgétaires de la ville

carte Lomle

La plateforme de valorisation mise en place à Lomé traite environ 4000 tonnes de déchets. L’enjeu est aujourd’hui de pérenniser ce centre et  pouvoir le développer afin d’apporter à la ville une solution alternative et écologique pour le traitement de ses ordures.

La valorisation des déchets est à la fois une réponse environnementale satisfaisante et une réponse sociale car elle génère des emplois qualifiés. Elle est aussi techniquement et économiquement bien plus intéressante sur le plan économique. En effet, la plus grande partie des ordures collectées peut être pris en charge par la plateforme. La vente des produits recyclés et la valorisation des crédits carbone en qui en découle permet de récupérer  environ 30% du coût de traitement par tonne. De plus, le tonnage de déchets à enfouir dans la décharge est largement diminué. Cela se traduit par une baisse importante du coût de transport et d’enfouissement pour la commune.

Si la plateforme parvient à autofinancer 30% du coût de traitement par tonne de déchet, les 70% restant doivent être pris en charge par la ville. Malgré cela, la ville économise encore 24% sur les coûts de transport et de mise en décharge.